Allocommunauté
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Le blason de la Commune est constitué d'une bande ondée d'azur évoquant la Seine.
Elle est accompagnée d'une grappe de raisin symbolisant la culture de la vigne qui a été introduite par les Romains et d'une pointe de sapin illustrant la forêt de Roumare.

Sur le blason figurent aussi les armoiries de la famille de Tancarville. Les tiges de blé entourant le blason rappellent la richesse agricole de la Commune.

Aux orignines de Saint-Pierre-de-Manneville

Une campagne de fouilles archéologiques préventive a eue lieu en 2010 dans notre village au lieu dit « La Viette ».
Si les archéologues s'intéressent de près à notre village, c'est que la douceur de vivre mannevillaise est très ancienne…
En effet le site sur lequel est édifié Saint-Pierre-de-Manneville est occupé depuis l'époque du bronze moyen selon ce qu'atteste la datation des objets trouvés dans les dépôts de dragage de la Seine. Ainsi, s'il vivait encore, le plus vieux Mannevillais aurait 3500 ans !!!
A l'époque Gauloise, Saint Pierre appartient au territoire de Véliocasses, tribu dont la capitale était Rotomagus, c'est dire Rouen.
Après la conquête romaine (défaite de Vercingétorix à Alesia en 52 avant notre ère), Saint Pierre devint le lieu d'une présence romaine importante, la dénomination Manneville, qui vient du latin « magna », grand en français, et « villae », ferme en français, en atteste.
Notre village était donc le lieu d'implantation d'une « villae », c'est-à-dire d'une ferme gallo-romaine qui devait couvrir une surface importante puisqu'elle était reliée à Rotomagus par une route identifiée aujourd'hui au lieu-dit « La Viette » (Viette étant dérivée du latin « via » qui signifie route).
L'on suppose également que l'emplacement de la dite « villae » doit approximativement correspondre à l'emplacement du Manoir de Villers, tout en supposant, et les latinistes ne le contredisent pas, que Villers soit dérivé du mot « villae »
Dernier point, les Romains vouaient un véritable culte au vin là où, les Gaulois s'abreuvaient de bière. La culture de la vigne qui perdura sur nos coteaux jusqu'à la fin du Moyen Age, fut un de leurs nombreux apports….

Un résistant du Mouvement L'HEURE H repose à Saint-Pierre-de-Manneville

René Isaïe Louis Brunel est est né le 28 août 1890 au Havre. Sans doute attiré par le monde de la mer dans ce port foisonnant, il s'engage à 18 ans dans la Marine. Basé à Cherbourg, il passera au terme de ses cinq années d'engagement d'apprenti marin à 1re classe Timonnier. Rappelé sous les drapeaux le 3 août 1914, René Brunel sert à nouveau dans la Marine. Il est promu Quartier maître timonnier en 1915 puis Second maître timonnier en 1918. Il est libéré de ses obligations militaires en 1919 et placé dans la réserve de l'armée de Terre. Après la défaite de 1940, il est un des premiers Havrais à répondre à l'appel du Général De Gaulle en étant, dès septembre 1940, l'un des fondateurs du mouvement de résistance L'HEURE H. Avec ses camarades du port autonome, il met en oeuvre un réseau de renseignements qui relève les emplacements de batteries de DCA, les mouvements des bateaux allemands dans le port du Havre, l'organisation des défenses etc... Si bien qu'en 1941, le mouvement est reconnu par Londres qui lui attribue l'indicatif "Lahire".
En juin 1941, René Brunel est arrêté avec plusieurs de ses camarades. D'abord emprisonnés au Havre, il sont transférés à la prison de la Santé (Paris) en août. En novembre René Brunel et plusieurs autres résistants havrais sont jugés devant le Conseil de guerre allemand. Le procès dure 15 jours. "Les chefs d'inculpation étaient très graves, espionnage, détention de poste émetteur clandestin, détention d'armes, constitution de société gaulliste, évasion de soldats alliés..." A l'issue du procès, tous sont condamnés à mort. René Brunel reste interné à la prison de la Santé jusqu'au 7 avril 1942, jour ou, transféré au Mont Valérien, il est fusillé avec 21 autres résistants. D'abord enterré à Ivry, son corps est ramené à Saint-Pierre-de-Manneville et inhumé près du monument aux Morts le 6 février 1950.

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